MONDE DE MERDE
 


 


Quelques histoires sur des nabots
vraiment flippants

 
JCN vous regarde

Un nain bourré d'hormones de croissance par sa propre mère. Un autre qui partage son quotidien entre orgies délirantes et purge stalinienne, et enfin, deux petits nabots qui se foutent sur la gueule au coin d'une cheminée. Des histoires qui changeront peut-être à jamais votre regard sur les personnes de petite taille.

 

Putain mec, t'es sûr que t'as un problème ?!

 

Putain de merde, combien de personnes croient encore les nains inoffensifs, sous prétexte que : 1- Un mec qui ne t'arrive pas à la bite ne peut pas te faire de mal, 2- Parce que s'il te fait quand même chier, tu pourras toujours l’écraser comme un vulgaire mégot à la con. Tout le monde aime les nains, ou s’en branle (ce qui est sans doute majoritairement le cas). Mais personne n’en a peur, et c’est peut-être un tort. La (bonne) vieille époque des parades de monstres est révolue (au passage, Freaks est un film génial).
 

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Pourquoi personne ne nous a jamais appris à nous méfier des nains ? Et surtout, surtout, de ceux qui prennent des hormones de croissance. C’est là un manquement important à notre éducation. Et pour vous, je vais aujourd’hui essayer d’y remédier. 
9 juillet 1927, dans l’Illinois, naissance d’une future actrice, Susan Cabot. Et 10 décembre 1986, mort de cette même personne. Son corps est retrouvé dans sa maison, battu à mort, un soutien-gorge par terre, du sang jusqu’au plafond et des bouts de cervelle un peu partout sur le sol.
Entre la naissance et la mort de Susan Cabot, il s’est passé plein de choses. En 1947, elle décroche son premier rôle dans Kiss of death, un film dont tout le monde se fout, tout comme du reste de sa biographie d’ailleurs, et je vais donc directement en venir aux faits.
Susan est petite, elle ne mesure qu’un mètre cinquante-sept, et de ce petit corps sortira en 1964 son fils Timothy, un mioche atteint de nanisme.
Des rumeurs diront que ce fils de père inconnu a été fabriqué à partir du sirop du roi Hussein de Jordanie. Vrai ou faux, personne n’en sait rien. Mais ça rajoute du piment à l’histoire. En tous cas, le bon roi ne fera rien d’autre que de se taper Susan dans des chambres d’hôtels luxueux avant de la larguer. Elle épousera finalement un dénommé Michael Roman qui dira plus tard de sa femme : « C’est une bonne personne, mais elle est folle ». Comme sa mère d’ailleurs, qui, internée en hôpital psychiatrique, avait dû faire placer sa fille en famille d’accueil dès son plus jeune âge, Susan en changera huit fois avant de voler de ses propres ailes. Après la séparation entre Michael Roman et Susan, celle-ci vivra seule avec son fils, recluse chez elle, le bourrant d’hormones de croissance. Tellement que celui-ci serait devenu fou. Tellement fou, qu’un soir, le petit Timothy se saisira d’un haltère et défoncera sa mère avec.

 



Eh ouais ! Démolie à coups d'haltère
par son propre nain...



Lorsque les flics débarqueront, Timothy dira que c’est un voleur déguisé en ninja qui a commis le crime (n’importe quoi !).
Timothy fera finalement trois ans de préventive, et déclarera plus tard sur le plateau d’un talkshow : « Je n’ai jamais eu l’intention de faire du mal à ma mère. » (c’est ce qu’ils disent tous).

 

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Flippante cette histoire, non ? Mais ce n’est pas la pire. Connaissez-vous l’histoire d’Ejov, le nain bisexuel de Staline ?
   
Nicolaï Ivanovitch Ejov, surnommé le « nabot sanguinaire », ne mesurait qu’un mètre cinquante et fût un temps, le chef suprême du NKVD. Il naît en 1885 dans l’ouest de l’URSS, dans l’actuelle Lituanie. Son père est un garde forestier qui possède un bordel.
Maigrichon, minuscule et boiteux, Ejov n’a pourtant pas de mal à se faire apprécier puisqu’il est drôle et charmeur. Il organise des concours entre haut-gradés, le but étant de disperser des poignées de cendre de cigarettes en lâchant une caisse.
Bisexuel et dépravé, Ejov participe aussi à de nombreuses orgies. Une fois, il fourra même sa bite dans la bouche d’un de ses potes complètement torché dont il venait de se taper la femme. Le type racontera plus tard: « Je sentis quelques chose dans ma bouche. Ouvrant les yeux, je vis qu’Ejov y avait fourré son membre. »


 



Malgré les apparences, Ejov
(à droite sur la photo)
était un sacré boute-en-train.



Mais le nabot sanguinaire aime surtout son travail : il dirige la grande purge que Staline désire, un homme sur deux cents doit mourir, ce sont les quotas. Il aime Staline et est obsédé par ce qu’il est en train de réaliser pour lui. D’ailleurs, il ne sait pas s’arrêter, toujours plus de morts, toujours plus. Mais lorsque Staline décide de mettre fin aux grandes purges, il destitue Ejov. C’est son second au NKVD qui prendra sa place, et qui, un an plus tard, le fera condamner à mort. Ejov est exécuté en février 1940, il adresse ses derniers mots à celui pour qui il aurait fait tuer plusieurs dizaines de milliers de personnes : « Dites à Staline que je meurs avec son nom sur mes lèvres. »
Si avec ça ce soir vous n’allez pas jeter un coup d’œil sous votre plumard, histoire de vérifier qu’il n’y ait pas un petit nabot planqué et prêt à vous faire la peau dès la lumière éteinte…

 

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Mais j’ai encore une autre histoire qui fout sur le cul. Lisez-moi plutôt ça : entre le 18e et le 19e siècle, les nains étaient très prisés dans les cours européennes (une bizarrerie de l’époque). Ainsi, lorsque Jozef Boruwlaski, surnommé Joujou ; voit le jour en Pologne en 1739, il ne mesure que vingt centimètres.
Mais très vite, une charmante bienfaitrice le prend sous son aile, avant qu’il ne devienne la nouvelle attraction d’une quelconque comtesse. Par le fruit du hasard, Joujou atterrira un jour dans la cour du duc de Loraine, prénommé Stanislas et bienfaiteur des nains. C’est dans cette cour que Joujou croisera la route de Bébé.


 



Joujou ne s'attendait pas à avoir autant
d'emmerdes en croisant la route de Bébé.



Bébé, Nicolas Fery de son vrai nom, ne mesurait que 24 centimètres lorsqu’il naquit en 1741 dans le bas Rhin. Il fut depuis son très jeune âge le bouffon du duc Stanislas.
Bébé aimait se planquer comme les strip-teaseuses le font de nos jours dans les gâteaux d’anniversaire des grands patrons du CAC 40, sauf que lui, se cachait dans du pâté et pour le duc de Lorraine. Il n’en sortait pas non plus en petite tenue mais déguisé en soldat. Le duc adorait ça. Il aimait aussi les caprices de Bébé qui, lorsqu’il piquait une colère, se mettait à casser la vaisselle du château, cela faisait beaucoup rire Stanislas. Le duc offrit même une petite calèche au nain, tirée par des chèvres, et dans laquelle Bébé déambulait fièrement.
Et lorsque Bébé vit un jour débarquer un nabot qui lui faisait de la concurrence, son caractère jaloux et irascible accepta mal ce nain, par ailleurs bien plus intelligent que lui. Joujou s’attirât en effet les foudres de Bébé car ce dernier, en plus d’être plus con, était surtout plus grand que Joujou. A peine deux ou trois centimètres, mais tout de même plus grand. Ce qui provoqua une rivalité supplémentaire entre eux, car quand tu étais un nain, plus t’étais petit, plus t’étais cool. Un jour, Bébé essaya donc de balancer Joujou dans le feu d’une cheminée pour s’en débarrasser, mais Joujou réussit à s’en sortir, il devint musicien, épousa une Française et vécut jusqu’à 97 ans.
Hé oui, presque centenaire le petit bougre. Et ça, c’est un doigt d’honneur à Bébé qui souffrant d’un vieillissement accéléré, mourut lui, avant d’avoir eu 24 ans.
Ok, de prime abord, ce n’est pas super flippant, mais plus on y pense, plus ça le devient… Deux petits nains en habit d’époque, qui s’appellent Joujou et Bébé, et qui essaient de se débarrasser l’un de l’autre en se foutant dans les flammes d’une cheminée.


Des embrouilles de cette époque entre ces deux petits branleurs, je ne connais pas grand-chose d’autre, alors passons et venons-en à la conclusion :
 


Méfiez-vous des nains ! Ok ?

 

Petar Ranko




Commentaire de Franck / le 20/01/2013
Je suis plus que surpris de ne trouver aucune trace du chanteur Prince dans votre article. Le nain extraverti de Minéapolis a pourtant sévi lourdement à son époque. Entre ses apparitions scandaleusement dénudées sur ses pochettes de disques et ses couinements de vieille pute dévoyée au micro... On pourra dire qu'il en a fait des victimes.







 
 
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